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Le restaurant de l’espoir

Le restaurant de l’espoir
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C’est un restaurant qui ne paie pas de mine et dont le nom est assez ridicule: Foodism. (Cette manie irritante d’inventer des noms anglais qu’on ne trouve dans aucun dictionnaire, comme happy end, footing, shakehand…)  On le distingue à peine dans cette place d’Amsterdam nommée Hugo de Grootplein, où les commerces abondent. De plus, sa façade est peinte en noir – franchement, ils auraient pu choisir autre chose, le mauve, le fuchsia, le jaune canari – mais non, c’est noir, voilà. A priori, on ne donnerait pas cher de la longévité de ce restau – quelques tours et puis s’en va…

Eh bien, non. Foodism est toujours là. Et il a une clientèle fidèle et chaque jour des clients nouveaux. Pourquoi ce miracle? La nourriture? Non, elle est bonne, sans plus. Le service? Rien d’exceptionnel. C’est gratuit? Vous plaisantez. Il y a un spectacle à la fin? Non, il y a juste la vaisselle, à la fin.

L’explication est ailleurs. Les premiers clients, à l’ouverture, on découvert en bavardant avec la serveuse ou avec le maître d’hôtel, une particularité étonnante du personnel de Foodism: le patron est serbe, le maître d’hôtel croate, une serveuse bosniaque musulmane, l’autre slovène, le cuisinier monténégrin, etc. (Je ne garantis pas exactement l’ordre de ces nationalités, il se peut que ce soit le patron qui soit croate et le maître d’hôtel serbe, mais enfin vous voyez ce que je veux dire.) Épatés, les clients ont donc découvert qu’en dépit de la terrible guerre civile qui a ravagé la Yougoslavie dans les années 90, des hommes et des femmes de bonne volonté ont pu laisser derrière eux les haines et les rancœurs du passé et réussi à travailler ensemble et à offrir au monde ce qu’ils ont de meilleur : leur gastronomie. Et c’est pourquoi les clients ne cessent de venir déjeuner ou dîner à Foodism pour encourager le concept, si l’on ose dire.

En tout cas, le concept ne demande qu’à être appliqué à d’autres domaines. Les possibilités sont infinies. Par exemple, puisque l’Union du Maghreb Arabe n’est qu’une fiction sur le plan politique, pourquoi ne pas la créer sur le terrain en ouvrant partout dans le monde des restaurants dont le maître d’hôtel serait algérien, le cuisinier marocain, les serveurs tunisiens ou mauritaniens, etc.? Toutes les combinaisons seraient permises. Et quel pied de nez aux Etats qui n’arrivent pas à s’entendre depuis trente ans… Enfin, avantage accessoire, la polémique relative au couscous serait réglée une fois pour toutes: le couscous est maghrébin, point.

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