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La presse algérienne, une affaire d’ânes et de mulets…

La presse algérienne, une affaire d’ânes et de mulets…
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par Fahd YATA |

Il est connu que la lecture est un bon passe-temps ainsi qu’un excellent moyen d’acquérir culture, connaissances, vocabulaire et même orthographe et syntaxe. Mais, ce que l’on sait moins, c’est que certaines lectures sont des remèdes, notamment contre le stress, la mauvaise humeur, l’ennui.

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Ces vérités sont particulièrement prégnantes si l’on se prend à lire la presse algérienne, à laquelle on peut accéder soit par Internet, soit par la salutaire synthèse qu’en fait chaque jour l’Observatoire marocain de la Presse algérienne, lequel est l’expression de la collecte diligente faite par nos confrères de l’Agence MAP.

Un remède imparable

Et si les prestations de l’OMPA ne sont accessibles, en principe, qu’aux seuls journalistes et dirigeants nationaux, il serait peut-être bon que des extraits d’articles soient lus, de temps en temps, dans les services psychiatriques et autres cliniques spécialisées, à l’attention de personnes souffrant de dépression ou de maladies nerveuses.
Nul doute qu’après quelques semaines de lecture des incroyables analyses et commentaires des con-frères algériens (la césure est volontaire, bien sûr), le taux de guérison s’en trouverait fortement amélioré.
Parce que la presse de notre voisin de l’Est est une mine d’or, une source intarissable d’énormités et de bêtises qui, quotidiennement, sont assénées à l’intention des lecteurs algériens, lesquels, sans doute, sont plus qu’ailleurs atteint de schizophrénie à force de subir cette prose incroyable.
Qu’il s’agisse du quotidien Al Moujahid, d’Al Watan, du site TSA (tout sur l’Algérie), du titre Liberté et de bien d’autres encore, tous n’ont qu’une seule ligne éditoriale sur le Maroc, ses nobles causes, ses dirigeants et son peuple. Elle consiste en un dénigrement systématique, des attaques permanentes, une mauvaise foi plus qu’évidente, et, cerise sur le gâteau, l’expression chaque jour réitérée des fantasmes que nourrit depuis 1962 le régime algérien.
Quelques exemples illustreront notre propos.
Lors de la récente tenue du sommet arabo-africain de Malabo, après le retrait légitime et motivé du Maroc et de huit autres Etats arabes et africains, la presse d’Algérie a qualifié cette action de dérobade et d’échec pour la diplomatie marocaine, au prétexte que le sommet a quand même eu lieu.
Mais, comme chacun sait, ce sommet était destiné à inciter les Etats du Golfe à s’investir et investir dans le financement des économies subsahariennes. Et on aura compris qu’un sommet arabo-africain sans l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, Oman, le Qatar, n’aura pas servi les objectifs de ceux qui l’avaient organisé.
Car, hormis le Koweït, qui a maintenu sa présence, les riches Etats du Golfe ont choisi de suivre le Maroc, lequel ne pouvait accepter les symboles d’un Etat fantoche et non reconnu par la Ligue arabe et l’ONU, aux côtés de ceux qui sont effectivement membre de la communauté internationale des Etats.

La pénurie pour tous








A Malabo, les Algériens ont fait choux blanc parce que leurs moyens financiers, en forte baisse comme chacun sait, ne leur permettaient pas de promettre des financements à l’Afrique, tandis que le Koweït ne saurait, à lui seul, remplacer les cinq autres membres du Conseil de Coopération du Golfe !
Malabo a seulement permis de constater que les bailleurs de fonds attendus avaient fait défection. Qui a donc raté son coup ?
Autre exemple, lors de la COP22, Alger et ses mercenaires du polisario, n’ont pas hésité à affirmer et à propager l’idée que le Royaume, en tenant cette conférence planétaire à Marrakech, voulait voler le soleil aux subsahariens et aux populations sahraouies, présentant donc les énergies renouvelables et la mobilisation contre le dérèglement climatique comme une nouvelle arme d’oppression marocaine.
Sans doute parce que l’Algérie est peut-être le seul pays au monde où il faut payer pour profiter du soleil !


Brahim le tricard

Autre inénarrable bêtise émise par la presse d’Alger, celle du « déplacement » à Guergarate, cette zone tampon à la frontière mauritanienne, du « président de la RASD et Secrétaire général du polisario », le reguibi d’origine algérienne Brahim Ghali, qui a renoncé à se rendre à Barcelone afin d’éviter une présentation à la Justice espagnole pour répondre à l’accusation de génocide commis à l’encontre de sahraouis marocains.
En préférant Guergarate à Barcelone, Brahim Ghali n’a pas craint de se couvrir de ridicule, mais sans doute n’avait-il pas d’autre choix, lui qui est désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Il lui reste, bien sûr, les hauteurs d’Alger, pour ses visites protocolaires.

Asinus asinum fricat

Chaque jour que Dieu fait donc, grâce à l’OMPA, l’on peut se délecter des « productions » journalistiques de nos voisins, prompts également à monter en épingle une simple visite d’une délégation de mercenaires, dans la petite ville d’Ivry, en région parisienne, laquelle ville est tout ce qui reste de la fameuse ceinture rouge qui entourait la capitale française quand le PCF était encore un parti de masse !
De même, si l’association des bergers dyslexiques de Navarre et d’Aragon, ou celle des ramasseurs de champignons des environs de Mons, ou encore la fanfare municipale de Tarragone expriment leur solidarité avec le « peuple sahraoui », la presse algérienne leur accorde des manchettes plus larges que l’annonce de la victoire de Donald Trump aux élections américaines…
Voilà le résultat de l’aveuglement et l’obsession anti-marocaine professés à Alger et qui ne souffrent aucune exception dans toute la presse de ce pays voisin.
Cette pratique, qui nous fait, en vérité, passer des moments de délectation lorsqu’on peut lire de tels « articles, va jusqu’à comptabiliser les grammes de kif (en tiges ou en pâte, au choix !), récupérés par les gabelous algériens qui passent leurs jours et leurs nuits à courser les mulets et les ânes que les contrebandiers des deux pays ont parfaitement dressés pour trouver seuls leur chemin vers les endroits de livraison. Il est vrai, pour leur défense, qu’un des postes frontières qui sépare nos deux pays porte le nom de « Zouj Bhgal » (les deux mulets).


Mais devinez donc de quel côté sont-ils les plus nombreux?…

Fahd YATA

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